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Comment s’orienter dans l’espace en autonomie ?

Par . Dernière révision : Le 24 août 2020

S’orienter dans l’espace est quelque chose que l’on fait au quotidien, sans même y prêter attention. Pourtant, pour les personnes atteintes de dyspraxie visuo-spatiale, cela peut s’avérer ardu.

Qu’est ce que la dyspraxie visuo-spatiale et quelles difficultés en découlent ?

La dyspraxie visio-spatiale est une forme de dyspraxie parmi les différentes dyspraxies existantes. Ce trouble neurologique se caractérise par des difficultés, plus ou moins importantes, à :

  • Maîtriser la notion d’espace
  • Organiser les mouvements visuels
  • Organiser certains gestes

Des difficultés similaires peuvent être associées à des pathologies neurologiques, telles que les AVC ou la Paralysie Cérébrale.

Cette dyspraxie visuo-spatiale impacte donc le quotidien, et notamment les déplacements de la vie de tous les jours.

A titre personnel, même si hors de chez moi, mon fauteuil roulant électrique me permet de compenser le manque de mobilité lié à mon handicap moteur, il m’a fallu apprendre à « cohabiter » avec mes difficultés d’orientation afin de pouvoir me déplacer en autonomie !
En effet, de nombreuses choses, qui paraissent simples, me mettent en difficulté : aller à un rendez-vous sans me perdre, être capable de retrouver la sortie après avoir effectué des courses dans un magasin, ou encore faire une visite de musée dans le bon sens !

Quelles solutions et astuces pour mieux s’orienter en autonomie ?

Malgré ma Paralysie Cérébrale, j’ai toujours voulu être la plus autonome possible ! Alors, en grandissant, j’ai cherché comment parvenir à me déplacer au mieux. J’ai pris certaines habitudes.

Pour les trajets que j’effectue quasi-quotidiennement, je les ai appris par cœur. Cela m’évite de me perdre lors de trajets essentiels, comme me rendre à l’université par exemple.

Pour les trajets occasionnels que j’ai pu anticiper, telle qu’une invitation chez des amis, j’étudie le trajet au préalable pour mémoriser des points de repère. Ensuite, lorsque, je suis en chemin, si je ne passe pas devant ces repères (façades, magasins, arrêts de bus,…), je sais assez vite que je me suis trompée. Je ne fais donc pas de longs détours.
Lors de ces déplacements, j’essaie, lorsque cela est possible, de passer par le même itinéraire à l’aller et au retour. De cette manière, au retour, j’ai en mémoire, le chemin de l’aller, ce qui limite les probabilités que je ne sache pas quelle direction choisir !
Pour m’orienter dans un immeuble ou un magasin, le fait de retenir certains repères visuels m’aide, également.

Quelles aides techniques employer pour s’orienter ?

Lorsqu’il s’agit de trajets que je n’ai jamais fait ou que je n’ai pas pu anticiper, le GPS est mon allié indispensable pour arriver à destination !

Sauf que, avec cette dyspraxie visio-spatiale, je n’arrive pas à exploiter les informations visuelles, données par la carte du GPS … Par conséquent, deux techniques m’aident :

  • D’une part, j’utilise les informations auditives données par la « voix du GPS », mais il m’est souvent impossible de transposer les indications à mon environnement, telles que « tournez à droite/gauche ».
  • D’autre part, j’utilise une montre connectée : le nom des rues s’affiche au fur et à mesure de mon avancée. Ainsi, aucune capacité d’orientation n’est nécessaire pour définir mon chemin. De plus, si je manque la « bonne » rue, la montre vibre : cela me me permet de corriger mon erreur, rapidement. C’est l’idéal pour me déplacer sereinement !  

Bien s’entourer et accepter l’aide d’autrui

Même si je suis autonome dans mes déplacements extérieurs grâce à ces « trucs et astuces », je sollicite parfois l’aide de mon entourage. La concentration et la logistique sont importantes lors des trajets avec une dyspraxie visuo-spatiale.

C’est pourquoi laisser ponctuellement mes proches gérer l’itinéraire, lorsque je partage un moment avec eux, réduit ma fatigue, d’autant plus lorsqu’il s’agit d’endroits inconnus que je découvre, en vacances par exemple. Je profite donc plus de ces moments !

Si un de vos proches a des troubles d’orientation dans l’espace, n’hésitez pas à lui demander si vous pouvez l’aider, tout en respectant son désir d’autonomie ! Certaines petites choses pourraient peut-être lui simplifier le quotidien :

  • L’aider à faire une première fois le trajet pour qu’il puisse le mémoriser.
  • Lui donner l’adresse du lieu de rendez-vous quelques jours avant pour qu’il puisse anticiper le trajet.
  • Choisir de retourner dans le même cinéma ou café que la fois précédente pour lui éviter d’effectuer un nouvel itinéraire !

Les troubles d’orientation dans l’espace, bien qu’invisibles (et source éventuelle d’incompréhension), compliquent souvent les déplacements hors du domicile.
Cependant, les différentes options évoquées précédemment peuvent offrir plus d’autonomie ! De plus, avec l’expérience, on apprend à cerner ses limites par rapport à ses capacités de repérage dans l’espace ; grâce à cela, contourner ces dernières est plus facile.
Par ailleurs, pour ceux qui, comme moi, sont atteints de ces difficultés spatiales et d’un handicap moteur, il existe certaines applications pour smartphones, comme « StreetCo » ou « J’accède » qui, de manière collaborative, recensent les rues et commerces accessibles de votre région. Cela diminue les déconvenues causées par le manque d’accessibilité, et donc la complexité de nos trajets !


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Manon Sanchez
quelques mots sur Manon Sanchez
Bonjour, je m'appelle Manon, handicapée moteur (Paralysie Cérébrale et Spondylarthrite) et étudiante en licence de biolo...