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Ergothérapeute : portraits croisés

Par . Dernière révision : Le 17 février 2016

Ergothérapeute

Qu’est ce qu’être ergothérapeute ? Tous ergo vous aide à en savoir plus sur le métier.

Après un premier article consacré aux généralités sur le sujet, nous avons contacté Camille, Clélia, Amélie et Emilie. Elles ont accepté de nous en dire un peu plus sur leur parcours et leur quotidien d’ergo.

Camille a 32 ans. Après avoir connu la profession grâce à sa soeur, elle obtenu son diplôme en Belgique en 2007. Elle travaillé à l’Île de la Réunion et en France, dans de nombreuses structures (foyer d’accueil spécialisé, MDPH, centres de rééducation…). Elle exerce aujourd’hui dans un ESPRAD (Equipe Spécialisée de Prévention et de Réadaptation à Domicile). Pourquoi a-t-elle choisi cette profession ? « Je cherchais un métier relationnel, je souhaitais vraiment aider mon prochain et me sentir utile ». Selon Camille, les qualités indispensables à l’exercice du métier d’ergothérapeute sont « l’écoute, l’empathie, le sens du relationnel, la patience, la créativité, la curiosité et évidemment la connaissance théorique et pratique du métier. » Sa plus grande fierté en tant qu’ergothérapeute ? « Permettre à mes patients de retrouver le sourire et l’envie de faire des choses qu’ils ne faisaient plus, d’avoir leur reconnaissance. »

Ergothérapeute CleliaClélia a 29 ans et travaille également à l’ESPRAD. En 2008, elle est diplômée de l’Institut de Formation en Ergothérapie (IFE) de Bordeaux. Elle a travaillé « en rééducation adulte, en gériatrie, en HAD (Hospitalisation à Domicile) et auprès d’enfants polyhandicapés« . Elle a décidé de choisir ce métier après s’être « renseignée sur un salon étudiant« . Suite à celui-ci, elle a passé une journée en immersion avec une ergothérapeute du CHU de Bordeaux. « Après avoir passé une journée avec elle dans le cœur du métier, j’ai tout de suite su qu’il me plairait !« .

Clélia nous explique les difficultés du métier : « Les personnes réagissent différemment face à la survenue d’une situation de handicap ou face à la maladie. Il faut donc réajuster sa prise en charge au plus près des attentes du patient. Il y a aussi les difficultés par rapport au choix du matériel et des solutions techniques qui, parfois, demandent plusieurs essais avant d’aboutir ». Sa plus belle expérience ? « Un homme de 50 ans, qui suppliait les intervenants de pouvoir sortir de son lit après plusieurs mois d’alitement complet. Nous avons écouté sa demande et avons mis en place tout le matériel nécessaire pour que les conditions de transfert et d’installation au fauteuil soient bonnes. Le patient a ainsi pu manger à nouveau à table avec sa famille et profiter de sa terrasse. »

jpg42Amélie a 30 ans. Après des études réalisées en Belgique, elle est diplômée en 2007. « Après avoir exercé 4 ans dans un EHPAD, je travaille depuis 4 ans dans un hôpital polyvalent. » Elle s’est inscrite à l’école « après un stage dans un hôpital pédiatrique, pour découvrir une des facettes du métier. » Amélie nous explique que les situations rencontrées par les ergothérapeutes « ne sont pas toujours très gaies. Nous sommes souvent confrontés au handicap, de tout type et de tout âge. Il faut être bien dans ses baskets pour accompagner ces situations. »

Selon elle « A chaque fois qu’une personne peut réaliser des activités qu’elle ne faisait plus auparavant c’est une fierté ! Que ce soit une personne âgée qui peut à nouveau s’occuper de ses fleurs ou une jeune maman qui est de nouveau capable d’aller chercher ses enfants à l’école, cela m’apporte de la satisfaction. L’une de mes plus belles expérience (récente, car il y en a tellement que la liste est longue !!) est un monsieur que j’ai accompagné dans l’acquisition d’un fauteuil roulant électrique. Pour la première fois depuis plus de 3 ans, il a pu se déplacer seul, sans l’aide de personne. Sa satisfaction se lisait dans ses yeux lorsqu’il a fait le premier essai ! »

Emilie a 32 ans et a elle aussi obtenu son diplôme en 2007, après avoir suivi des études en Belgique. Travaillant également dans un ESPRAD actuellement, elle a connu différents services : SAVS (Service d’Accompagnement), MAS (Maison d’Accueil Spécialisée) et EHPAD. Emilie raconte pourquoi elle a eu envie d’exercer cette profession. « J’ai eu la chance de connaitre ce métier lors d’un entretien avec le CIO (Centre d’Information et d’Orientation), alors que je cherchais mon orientation professionnelle. […] Suite à ce rendez-vous, j’ai pu réaliser un stage avec une ergothérapeute. Elle m’a expliqué et montré la partie concrète du métier. La variété du poste, la demande de créativité et le côté manuel en parallèle avec l’aide aux personnes m’ont conquise ».

Selon elle, l’ergothérapeute doit être « curieux et capable de se renouveler dans sa pratique professionnelle, se tenir à jour des évolutions, des nouvelles aides techniques existantes, de la nouvelle réglementation… Il doit pouvoir se remettre en question, faire preuve de créativité, de logique et avoir un certain sens du relationnel ». Quant aux difficultés, Emilie évoque le fait que, puisque l’ergothérapeute est souvent un professionnel isolé, « il doit aussi réussir à faire sa place auprès des équipes de soins ».

 

Faire appel à un ergothérapeute : qui et pourquoi ?

Mains

 

Selon Camille « Toutes les personnes présentant un handicap physique, psychique ou sensoriel peuvent faire appel à un ergothérapeute. »

Emilie précise que les partients sont des personnes rencontrant « une perte d’autonomie dans toutes les activités de vie quotidienne (toilette, habillage, cuisine, déplacements, conduite, loisir, communication…). »

Camille détaille : « Un ergothérapeute peut intervenir afin de trouver des solutions pour permettre à la personne de continuer à faire les choses qui lui tiennent à cœur, en passant soit par la rééducation, soit par la réadaptation. »

D’après Emilie, « L’ergothérapeute rééduque les gestes pour retrouver l’autonomie perdue et/ou recommande du matériel pour compenser cette perte d’autonomie. Pour cela, il réalise des préconisations en termes d’aménagement du domicile, d’installation au lit et au fauteuil (prévention d’escarres, prévention aux déformations orthopédiques…), sur le choix du fauteuil-roulant ou d’aides techniques à la marche, ou encore des aides à la communication… Bien entendu, il aide également le patient dans l’apprentissage de l’utilisation de ses aides techniques. »

Amélie ajoute « Enfant, adulte, personne âgée, nous intervenons à tous les âges de la vie. Nous accompagnons tout type de difficulté : temporaire ou définitive, lié à un accident, à une maladie, évolutive ou non… […] Dans mon emploi actuel, je peux commencer ma journée avec une personne de 20 ans qui a un handicap de naissance, accompagner une personne de 80 ans qui a chuté à son domicile, rééduquer une personne de 50 ans qui a fait un AVC et terminer avec une future maman en situation de handicap. »

Clélia souligne « Nous exerçons uniquement sur prescription médicale. Cela dit, avant d’avoir l’ordonnance pour intervenir nous sommes sollicités par de nombreux partenaires, tels que services sociaux, kinésithérapeutes, orthophonistes, infirmiers, ou par les patients eux-mêmes. »

 

En quoi les ergothérapeutes favorisent-ils le maintien à domicile ? 

Amélie explique : « L’ergothérapeute peut proposer des activités de rééducation, pour permettre à la personne d’améliorer ses capacités ; des solutions en termes de réadaptation, c’est-à-dire des modifications des habitudes de vie ; la mise en place d’aides-techniques ou des propositions de modification du logement. »

Selon Camille, les ergothérapeutes aident leurs patients « à s’adapter autrement à leur environnement, en proposant des aménagements du domicile, un réagencement, ou encore du matériel spécifique adapté à leurs besoins. »

Pour Clélia, redonner une plus grande autonomie à ses patients permet de fournir « une qualité de vie la plus satisfaisante possible pour la personne ainsi que son entourage. »

Emilie détaille son expérience personnelle. « Le service dans lequel je travaille est un service hospitalier offrant des séances d’ergothérapie à domicile. Nous travaillons dans le but d’améliorer et/ou de maintenir les capacités du patient et de prévenir et réduire les situations de handicap, tout cela en maintenant les activités du quotidien de manière sécurisée et en tenant compte de ses habitudes de vie et de son environnement. »

 

Pour en savoir plus sur ce métier : Site officiel de l’Association nationale française des ergothérapeutes – ANFE

Victoria
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